ANDRE BENAC, Un acteur des 19ème et 20ème siècles à Fouesnant (Partie 1 / 2)

André Bénac est né le 1er septembre 1858 à la Réole, rue Sainte Colombe en Gironde,au bord de la Garonne entre Marmande et Langon.

Son père Jean Bénac avait 35 ans et sa mère Elisabeth Mouchon, 33 ans. Lui ancien ouvrier est décédé rapidement et a peu connu son fils André. Elle, de petite bourgeoisie terrienne, sans profession, mais femme de tête. Il fréquente l’école communale et ensuite le collège municipal. Opiniâtre, travailleur, droit et honnête tel est son tempérament. A sa sortie du collège il fut accueilli par un notaire de La Réole, auquel il devait « son savoir ».Ensuite il entre à la faculté de droit de Bordeaux. A 22 ans il sort premier de sa promotion et entre au Conseil d’état. t.

SON ITINERAIRE, SES RESPONSABILITES NATIONALES ET INTERNATIONALES :

Remarqué par Raynal, ministre des travaux publics dans le grand ministère du républicain Gambetta, il devient son chef de cabinet et collabore avec lui durant 23 ans, jusqu’à sa mort en 1903. Celui-ci l’honorera de son amitié et sollicitera ses conseils.Avec Raynal il étudie les conventions régissant les rapports de l’état et des compagnies de chemin de fer, notamment l’organisation des services ferroviaires en temps de guerre, qui seront adoptés en 1883 et resteront en vigueur jusqu’en 1921. Elles facilitèrent sans doute la victoire de la France à la guerre 14/18.Mais elles furent contestées à leurs parutions et un procès fut intenté au ministre. André Bénac prit la défense de Raynal et ce fut un triomphe pour le ministre qui eut gain de cause à l’issue de ce procès en 1885.Une autre levée de bouclier eut lieu peu après, une enquête fut ordonnée. C’est André Bénac qui assura la défense face à une assemblée hostile ; sa déposition dura 3 heures, et lui permit de retourner l’opinion et d’obtenir le plus beau succès de sa carrière.Ce fut sur le principe de ces conventions que certains services publics ( conventions avec les grands réseaux) furent régis. Elles servirent aussi à l’organisation administrative dans les pays africains tels le Maroc, l’A.O.F.et l’A.E.F. Il fut un partisan de Dreyfus. Il devient auditeur, puis maître de requêtes au conseil d’état. Depuis 1886 et durant 10 ans il est le secrétaire général du réseau des chemins de fer de l’Etat. Il deviendra Vice-Président de la compagnie de chemin de fer P.O.MIDI ( Paris-Orléans). C’est en cette qualité, qu’il avait un wagon réservé à son usage personnel et qu’il faisait bénéficier aux certains Fouesnantais pour des voyages à Paris, en déplacement dans la capitale, principalement pour des raisons de santé En 1901 il atteint les plus hautes fonctions administratives: Directeur du mouvement des fonds au Ministère des finances ( aujourd’hui Ministère du Budget). Avec les Ministres Caillaux et Rouvier, il assume la gérance de la fortune de la France. C’est sous sa direction que sont réalisées un emprunt de 250 millions de francs de l’époque et une conversion massive réussie pour un total de plusieurs milliards de francs. De hautes négociations politiques et financières lui firent faire le tour de l’Europe. Mais le surcroît de travail l’oblige à quitter ses fonctions, sur avis médical, et il pense prendre sa retraite en Bretagne. Vers 1904, après une interruption de ses responsabilités nationales, il ne peut s’empêcher, suite à de nombreuses sollicitations, de reprendre une activité mais cette fois, économique et sociale.Il devient Président de la C.P.D.E.( compagnie Parisienne de distribution d’électricité),.Administrateur de la banque de PARIS et des PAYS-BAS,Président des mines de houille de MARLES LES MINES dans le Pas de Calais, André Bénac avec ses directeurs à la mine de Marles-les mines en 1936

Administrateur de la banque OTTOMAN, de la SOCIETE GENERALE, la compagnie SOLWAY, et de nombreux autres conseils d’administration, compagnies d’assurances, de charbonnage, de tabac et cigarettes ( à son décès il était encore membre de 46 conseils d’administration ). A la C.P.D.E.les vendredis étaient consacrés à une réunion avec ses différents directeurs et les représentants des services d’assistance sociale, rue de Vienne dans le 8ème à Paris. C’est au cours de ces réunions que les décisions administratives, commerciales ou sociales étaient prises. C’est aussi lors de ces réunions que lui étaient discrètement soumis les cas sociaux douloureux, desquels il s’occupait personnellement et dans la plus grande discrétion, de peur d’éveiller des réactions négatives ou contraires à son tempérament humaniste.Il fit organiser des cours d’application technique et des cycles de conférences A Marles, septuagénaire, il descendait encore dans les fosses de mines. Plusieurs fois l’an, il venait à l’aérium d’Arès, dans la Gironde.Administrateur de l’assistance publique, chaque semaine il visitait les établissements parisiens de l’assistance publique A Beg-Meil il paraissait plusieurs fois par mois, veillant au sort de ses fermiers et de ses ouvriers. La ferme de kérangrimmen à Beg Meil

Dans le domaine social il fit une avance de 15 millions de francs, avec un intérêt minime, destiné à près de 600 ouvriers ou agents, afin que ceux-ci deviennent propriétaires de leur maison et jardin. Il fit développer trois grands services sociaux: dispensaire et hygiène, aide sociale et colonie enfantine de vacances.Il est à l’origine de la création du sanatorium de Briançon, qui fut l’un des plus moderne d’Europe, destiné aux ouvriers du secteur électrique, mais aussi des réseaux de chemin de fer. Il visitait régulièrement l’établissement, s’enquérait de l’état de santé des malades et prodiguait même des conseils.Il oeuvra également dans d’autres domaines :La mise en place d’une association artistique et sportive à la CP.D.E..La mise à disposition du personnel des entreprises dont il avait la charge, d’un domaine pour les loisirs du samedi, dans la banlieue parisienne.La création de deux mutuelles Une société horticole pour les conseils concernant l’habitation.Il est administrateur de l’œuvre Grancher pour la lutte contre la tuberculose, depuis sa création.

ANDRE BENAC ET FOUESNANT:

La découverte de la Bretagne il la fit grâce à sa femme, peu de temps après son mariage, en 1886.Il se marie avec Edmée Champion alors âgée de23 ans, fille du philosophe-historien renommé de cette période, et petite fille de l’humaniste, connu sous le nom de « l’homme au petit manteau bleu ». Les vacances se passaient en Normandie, mais au décès de leur première fille à l’âge de 18 mois des suites d’une coqueluche, Madame Bénac ne voulut plus y retourner. Leur premier séjour en Bretagne, ce fut à Douarnenez, avant de venir à Concarneau puis Beg-Meil. Des amis d’enfance, des artistes parisiens, qui séjournaient en Bretagne, Théophile Deyrolles, la famille Proust, entre autres, les firent venir à Beg-Meil.

En 1887 ils achètent la ferme de Kérangrimen à la famille Caradec. Ce fut le début de la saga « Bénac » à Fouesnant. Le pays leur plaisait et ils firent d’autres acquisitions à Beg-Meil et Mousterlin. Dans le chemin creux ils construisirent Keraël Koz et Keraël Nevez, sur des terrains achetés à la famille Buzaré. et y résidèrent dès 1892 durant la période estivale. Ils achètent Ker ar Menech en 1935 à M. Dilhingham. Ils acquièrent aussi la villa le Canard Blanc, ainsi que la maison « Poupon », habitation où logeait M. Poupon, employé par Bénac et aménagent des tennis à l’arrière de ces propriétés.

La famille Caradec de Kérangrimmen à l’époque de l’achat de la ferme par André Bénac

C’est lui qui fit venir Marcel Proust à Beg-Meil, en septembre, octobre 1895 à l’hôtel Fermont. La famille Bénac, était de très anciens amis avec les parents de Marcel Proust, et l’incitèrent à y séjourner. Il logea aussi à l’hôtel Rousseau et à la villa Kéraël chez Bénac, avec son ami Rénaldo Hann.

Son action pour le développement de Fouesnant, il le fait au travers des chemins de fer d’Orléans, par une politique de réduction tarifaire ( 40% en 1ère classe, 35% en 2ème classe et 30% en 3ème classe, du 1er mai au 31 octobre pour des billets aller-retour, valable 33 jours à destination des stations balnéaires de l’océan, entre autres, Concarneau, Fouesnant, Beg-Meil, avec des possibilités de prorogation avec majoration.

Le 14 décembre 1914 il perdit son fils Jean, avocat au barreau de Paris, tué à Thann ( Haut-Rhin), il avait 23 ans. Il y avait été envoyé à l’issue d’une campagne d’été active et glorieuse. Ce fut le grand drame de la famille. Il émet alors le vœu de réaliser une sépulture en hommage à son fils dans la propriété de Kerangrimen en y édifiant la chapelle, dédiée à Saint-Jean Baptiste, le calvaire et une fontaine. Anatole Le Braz lui a dédié un poème pour l’anniversaire de sa mort.

L’été André Bénac aimait se retrouver en famille dans sa propriété de Beg-Meil, où son beau-père le rejoignait fréquemment.

Son décès survient à Paris le 20 octobre 1937, suite à une chute malencontreuse à Menton, une embolie eut raison de cet homme énergique et encore en pleine activité. Ses obsèques seront célébrées à Beg-Meil le samedi suivant dans sa propriété de Kerangrimen, en présence de la famille, de quelques amis et des employés de la propriété. Ce sont les employés qui portèrent le corps dans le caveau funéraire. Le Chanoine De Boissieux célébra les obsèques. Quant à Mme Bénac elle décède à Keraël en 1949et inhumée dans la chapelle.

La chapelle de kerangrimen
où est enterré André Bénac et sa famille. Cette partie de la propriété reviendra à l’évêché, dans le cas ou celle-ci devrait sortir de la famille. La construction date d’environ 1934
SES ACTIVITES POLITIQUES A FOUESNANT et au CONSEIL GENERAL :

André Bénac a beaucoup œuvré pour Fouesnant :

Il est élu conseiller municipal à Fouesnant aux élections du 7 décembre 1919 réélu en 1925, 1929, 1935.et 1936

L’inauguration du monument aux morts de Pont-L’Abbé par André Bénac en 1931

Toujours en 1919 il est élu conseiller général du canton de Fouesnant, aux élections du 14 décembre, ceci au 1er tour. A la session extraordinaire de janvier 1920 il est nommé membre de la commission des finances. Réélu en 1922 et 1928.Il fut Vice-Président du Conseil Général en 1923, poste qu’il occupa jusqu’en 1934.

Avec son ami Bouilloux-Laffont de Bénodet, il est un des principaux mécènes du journal Républicain « Le Finistère »

A la session d’août 1920 du conseil général, il lui est demandé d’intervenir auprès de la compagnie d’Orléans, où il est administrateur, afin d’obtenir la prolongation en voie normale de la ligne de chemin de fer vers Concarneau.

En 1920 il propose la construction d’une école à Mousterlin, que le conseil municipal votera en 1922. Pour faciliter la réalisation de celle-ci, il fait un don de 25000fr, à la commune. Il en sera remercié publiquement lors du conseil municipal du 25 mai 1924. Cette école sera ouverte en 1929. Lors de ce même conseil de mai 1924,le conseil municipal, à l’unanimité, approuve l’autorisation du Maire à M. Bénac d’établir une sépulture de famille ( la chapelle) dans sa propriété de Kerangrimen à Beg-Meil.

En 1921 au Conseil Général, il fait l’éloge de Louis Hémon, ancien député du Finistère représentant notre canton, décédé récemment, frère de la femme d’Arthur Buzaré, propriétaire des terres de Bréhoulou. Ces terres sont ensuite léguées au département par son frère Alfred, qui en était l’héritier, pour créer l’école d’agriculture.

Le 5 mai 1921, lors de la session du conseil Général il est nommé à la commission spéciale pour la création de l’école de Bréhoulou.

A la session d’août 1922 au Conseil Général il est à l’origine d’une motion adressée à Raymond Poincaré, Président du Conseil, dont voici la teneur : « Le Conseil Général le félicite et l’assure de son soutien pour avoir imposé à l’Allemagne, l’engagement qu’ils ont souscrit et accepté, pour faire respecter les droits imprescriptibles de la France…Dans une France résolument pacifiste »Lors de la même session il est favorable au gel du projet de chemin de fer du 3ème réseau concernant la ligne Quimper-Concarneau par Fouesnant, dans l’attente de l’amélioration de la situation économique.

A la séance du conseil municipal de Fouesnant du 20 mai 1923 il propose de céder son circuit d’abonnement à la poste afin d’établir un circuit téléphonique, une cabine téléphonique publique et d’un réseau au sémaphore de Beg Meil à la demande du Directeur Départemental des postes et Télégraphe de Quimper.. Cette réalisation sera faite en 1924.

En 1923, il souscrit pour un montant de 20fr,à l’élévation au cimetière de Fouesnant, d’un lec’h à la mémoire du barde poète Jos Parker.

Lors de la session du conseil général du 20 mai 1925, il fait voter une motion pour le retour au scrutin d’arrondissement « …J’ai voulu apporter au gouvernement une marque de confiance et de sympathie, dans un moment extrêmement difficile…Des opérations sont engagées au Maroc avec les problèmes financiers…Le gouvernement de M.Painlevé mérite notre sympathie…Je suis respectueux de la personnalité de M. Herriot, mais je vous demande de vous associer à moi, en votant l’adresse de sympathie à M. Painlevé »

A la séance du 29 novembre 1925 le conseil municipal « Invite instamment M. Bénac Conseiller général de Fouesnant, à saisir toutes occasions utiles, pour intervenir énergiquement au sein de l’assemblée départementale, en accord avec ses collègues des cantons de Quimper, Concarneau, M. Le Hars et Bouilloux Laffont en vue de la réalisation de ce vœu » ( Réalisation dans le plus bref délai de la construction d’un chemin de fer départemental de Quimper à Concarneau par Bénodet et Fouesnant)

A la session de septembre 1926 du conseil Général il intervient auprès du préfet du Finistère, afin de réglementer l’extraction de sable entre Cap Coz et Beg Meil. Il s’indigne des abus: 600 bateaux de sable sont enlevés entre Cap Coz et Beg meil, soit 1000t. au lieu des 20t autorisées et transforment les plages en chantiers et dépôt de sable !. Les entrepreneurs vendent 18 à 20fr la tonne de sable, alors qu’ils ne versent qu’un franc à l’état.

Suite à cette intervention, le Préfet interdit les extractions durant la saison balnéaire et rappelle que les extractions sont interdites entre le Cap Coz et le phare, mais autorisées entre Mousterlin et le phare( sémaphore) et que les douaniers, gardes pêche et gendarmes ont un devoir de surveillance.

A la session de mai 1927 du conseil Général, un vœu de M. Bénac « Demande instamment à M. le Président du conseil et au Ministre de l’agriculture de retirer le projet de loi N° 4186 dans une disposition visant à l’aliénation des dunes de Beg Meil » ( le projet de loi de la chambre des députés, avait pour but de faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’état par la vente de ces biens). Les dunes sont classées dans le domaine forestier, par un transfert de l’état suite à l’intervention de Louis Hémon et du préfet Collignon.

L’aliénation a été votée par les députés, mais sous réserves du maintien de l’état boisé, en dehors des routes et constructions, donnant partiellement raison à la demande du conseil général.

Lors de la session de septembre 1927 il obtient qu’une plaque de marbre portant le nom d’Albert Louppe, Président du conseil Général récemment décédé, soit posée sur le mur de la salle des délibérations.

A la session d’octobre 1928 du conseil général, il s’oppose au vœu du conseil concernant la laïcité dont voici la teneur « Fermement attaché aux lois de la laïcité décide à s’opposer à toute mesure qui y porterait atteinte, demande au gouvernement la disjonction ou mieux le retrait des articles 70 et 71 du projet de loi des finances »Lors de la session de mai 1930 un vœu du conseil général émis par M. Bénac, concerne la liaison téléphonique du sémaphore de Beg Meil. Voici le vœu de M. Bénac « Le conseil général demande instamment à Monsieur le Ministre de la marine, que le service téléphonique, installé depuis plus de 20 ans au sémaphore de Beg Meil, continu d’être assuré par les guetteurs sémaphoriques »

La commission des travaux publics émet cet avis initié par M. Bénac :

« Depuis 20 ans une cabine téléphonique publique est installée au sémaphore de Beg Meil où les guetteurs sont en outre en charge d’un petit central téléphonique desservant 4 abonnés, reliés comme la commune au bureau de Fouesnant. Le Ministre de la marine vient de décider que le service téléphonique serait supprimé le 1er février 1930 et reporté au 1er juin, sur réclamation énergique du conseil municipal de Fouesnant » « Cette commune, fait valoir en effet que la suppression envisagée, causerait un préjudice bien réel aux nombreux touristes qui passent à Beg Meil et aux baigneurs qui viennent y villégiaturer. Il n’est en rien justifié par les besoins du service, car les guetteurs du sémaphore de Beg Meil, n’ont vraiment rien de mieux à faire que d’assurer le service téléphonique et télégraphique dont ils ont la charge »

En 1930 il est élu maire de Fouesnant, suite à la démission de Corentin Kéroulin, mais il refuse le poste et c’est Pierre Héloret qui est élu à sa place.

A la session de septembre 1930 il intervient auprès du Préfet, suite à la protestation du Maire de la Forêt Fouesnant, concernant les extractions de sable dans la baie et dans la plage de Kerleven. « Suite à ma demande d’il y a 2 ans il est nécessaire de prendre d’urgence des mesures pour écarter de nos plages les excavateurs…qui peuvent trouver du sable du coté de Trévignon des grèves où on peut tirer le sable sans inconvénient… le sable extrait pour les routes et pour la fabrication du béton.. » En 1931 il fait un don de 100.000frs. au bureau de bienfaisance de la commune pour les bourses d’études et en 1932 il fait un don d’une rente de 4000frs. par an pour subvenir aux frais de scolarité des enfants pauvres de la commune. Pour pouvoir gérer et distribuer cet argent le conseil municipal décide de créer la fondation « Jean Bénac » du nom du fils d’André Bénac décédé à la guerre 14/18.Le solde de cette rente sera versé au bureau d’aide sociale de la commune en 1971.Voici quelques extraits relatif à ce don lors du conseil municipal du 20 mai 1931. « M.Bénac, membre du conseil municipal et du conseil général, dont les actes de générosité ne se comptent plus…» « Le conseil municipal accepte avec enthousiasme et reconnaissance, le don de 100 000fr, fait par le généreux doyen de l’assemblée au bureau de bienfaisance de Fouesnant, avec affectation spéciale qu’entend lui donner l’ordonnateur, c’est-à-dire pour les revenus annuels à en provenir, être affectés à la création dans la commune de Fouesnant, des bourses d’études à l’école primaire de son choix dans le département du Finistère, à des élèves des écoles publiques( filles ou garçons) méritants et dont l’indigence sera constatée». En novembre 1934 une précision vient compléter le texte en précisant que « les bourses seront attribuées par la commission souveraine à des enfants du Finistère et de préférence à ceux du canton de Fouesnant.

Ce legs est officiellement approuvé lors de la séance du conseil municipal du 23 juin 1932, ou il est spécifié par un acte de Maître Moysan du 16 avril 1932 que « M. Bénac Directeur Général honoraire au ministère des finances, époux de Félicie Zélie-Edmée Champion, fait don à la commune de Fouesnant, quatre mille francs de rente sur l’état français à 4% de l’emprunt de 1917 »

Toujours en 1931, au conseil général, il propose la création d’une commission d’étude pour l’équipement des hameaux et villages en eau potable.

La suite dans la prochaine partie…

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